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tests animaux

Pourquoi nous continuons à dire que ALL TIGERS est ‘cruelty-free’ ?

S’affirmer « cruelty-free » pour une marque française, c’est s’exposer à différents risques. Sa traduction la plus courante, « non testé sur animaux »,  est une allégation considérée comme abusive, et n’est pas autorisée par les autorités françaises. D’ailleurs, dans le milieu, le mot d’ordre est clair : « toutes les marques françaises sont cruelty-free », nous rétorque un pro du secteur, qui se gausse d’un sondage OpinionWay récent dévoilant que 73% des Français pensent que les cosmétiques vendus sur le territoire sont testés sur les animaux. A tort, nous dit le pro en question : « la pratique est officiellement interdite en Europe depuis 2004 ». Peut-on dire du coup que toutes les marques en Europe sont « cruelty-free » ?

Le terme "cruelty-free" (= sans cruauté) a été d'abord popularisé en Europe par les marques américaines qui souhaitaient indiquer qu'elles refusaient les tests sur animaux, encore pratiqués outre-Atlantique lorsqu'ils sont interdits par la règlementation européenne. Et c'est devenu un argument marketing assez facile pour une marque en Europe : qui pourrait vouloir du mal à des animaux, surtout pour un produit de beauté, volontiers taxé de futile ?

Alors, si nous continuons à définir ALL TIGERS comme une marque "cruelty-free", est-ce par méconnaissance des règles, par manipulation marketing, ou pour une bonne raison ? Un indice : plusieurs bonnes raisons, en fait.

Premier scoop : ce n’est pas parce que vous travaillez dans l’industrie cosmétique que vous êtes particulièrement informés sur les tests sur animaux. Sujet délicat, pour ne pas dire tabou, même lorsqu’on travaille dans l’industrie, il n’est pas évident d’avoir une information complète et objective .  

Deuxième scoop : ‘cruelty-free’ ne fait pas référence exclusivement aux tests sur animaux, mais plus largement à la souffrance animale. Un exemple parmi d’autres : ça parait toujours étrange de voir des marques se dire ‘cruelty-free’ et utiliser le carmin de cochenille, un pigment rouge extrait en écrasant des insectes... On a connu plus respectueux du bien-être animal ! Idem si on prend en compte les co-produits de l’industrie alimentaire récupérés des carcasses d’animaux. On pourrait citer bien d’autres exemples. Donc, si on le prend dans un sens plus large, ce terme ‘cruelty-free’ est déjà totalement d’actualité, et dépasse le seul sujet des tests sur animaux.

Troisième scoop : les tests sur animaux en cosmétique sont-ils absolument et totalement terminés depuis 2004 ? La réponse est… pas tout à fait. Une chronologie s'impose. En 2004, la règlementation européenne interdit (enfin) les tests de produits finis sur animaux. Mais dès 2006, une nouvelle règlementation appelée REACH et portant sur l’enregistrement de nouveaux ingrédients, vient remettre en place certaines obligations liés aux tests sur animaux. En 2009, les tests sur les ingrédients présents dans les cosmétiques sont bannis à leur tour. Pour éviter que certaines marques ne soient tentées de réaliser des tests hors d’Europe, c’est en 2013 que la loi interdit d’utiliser en Europe des résultats de tests pratiqués ailleurs pour commercialiser un produit cosmétique. Exception : si un ingrédient a été testé pour une autre industrie, pharmaceutique par exemple, alors le secteur cosmétique a le droit d’utiliser les résultats de ces tests pour un cosmétique vendu en Europe. En 2014, dans le cadre de la règlementation REACH, et notamment de la protection du personnel exposé à des composants pendant la production, certains tests sur animaux sont à nouveau exigés dans une série de situations d’exception, « en dernier ressort ». En 2016, l’association PETA UK porte plainte auprès du médiateur européen pour mettre définitivement fin aux tests sur animaux en Europe, sans succès. De nouveaux recours sont engagés en 2017, 2018 et 2019, permettant de timides avancées. Début avril 2021, encore, l’association Cruelty Free International lance une pétition pour exiger la fermeture d’un laboratoire espagnol, suite à la diffusion d’une vidéo montrant des animaux lors d’études de toxicité et de sécurité au profit d’entreprises de produits sanitaires, cosmétiques et alimentaires. Hors d’Europe, il faut également rappeler que certains pays, comme la Chine, imposent des tests sur animaux aux marques qui souhaitent distribuer sur le marché local :  une marque européenne qui exporte dans ces pays peut donc voir ses produits testés sur les animaux avant commercialisation. Rien n’est figé pour autant, la Chine a d’ailleurs annoncé ouvrir à terme la possibilité aux entreprises françaises d’éviter ces tests.. mais uniquement pour certains types de produit, et conditionnés à une procédure qui s'annonce très lourde pour les entreprises. Tout cela illustre que le combat contre les tests sur animaux fait encore pleinement sens.

Quatrième scoop : non, les tests sur animaux dans l’industrie cosmétique ne sont pas moins « cruels » que dans d’autres industries. Âmes sensibles s’abstenir, car s’il s’agit de tests de toxicité, cela suppose d’exposer un animal à une forte quantité d’un ingrédient, et d’évaluer la réaction. Un test oculaire ou cutané implique l’application de produits irritants directement dans les yeux ou sur la peau rasée, tandis que l’animal est bloqué dans une cage de contention pendant des semaines, sans possibilité de s’essuyer les yeux ou la peau, avant d’être tué. Dans certains cas, l’animal est nourri de force pendant toute la durée de sa gestation, puis l’animal et sa progéniture à naître sont tués et disséqués pour mesurer les effets du produit.

Au fond, la vraie question, c’est à quoi ça sert, les tests sur animaux ? Cela part du principe que la cosmétique accueille constamment de nouvelles substances dont les effets sont à ce point inconnus et potentiellement dangereux qu’il faille s’armer de tels tests pour assurer la sécurité du consommateur. Et, condition additionnelle, cela suppose que ces résultats sont systématiquement extrapolables à l’homme. Curieusement, en dépit de cet arsenal de molécules supposément bénéfiques mais risquées, nos rides ou notre cellulite sont toujours là... Car après tout, ce n'est "que" de la cosmétique. On ne va pas ni guérir une maladie incurable, ni déposer le prix Nobel. Et si on remettait enfin l’innovation cosmétique à son juste niveau ? Soyons collectivement honnête sur le fait que nous n’avons pas besoin de réinventer l’eau chaude, que la palette cosmétique existante est déjà très large et complète, et que si on en est là, à placer des animaux dans un tel cadre de souffrances, c'est sans doute que l'ingrédient en question pose vraiment question...

Oui, ALL TIGERS est « cruelty-free »

ALL TIGERS se définit comme une marque naturelle, vegan et cruelty-free, et cela mérite donc explication.

Sur le naturel, c'est sans doute le plus simple : alors qu'une grande partie de la cosmétique est bâtie sur l'utilisation de composants synthétiques, par exemple dérivés de la pétro-chimie, ALL TIGERS privilégie les ingrédients d’origine naturelle, qu'elle soit végétale, bio si possible, ou minérale. Nous n'utilisons des ingrédients synthétiques que lorsqu'aucune alternative satisfaisante n'existe.

Vegan signifie que nous n'utilisons dans les formules ALL TIGERS aucun ingrédient d'origine animale, ni impliquant la mort de l'animal, ni n'impliquant une exploitation animale d'aucune sorte, dans leur récolte par exemple. Il y a plusieurs angles pour mieux comprendre l’intérêt de la cosmétique vegan. Le plus simple concerne les ingrédients, voici un article sur notre blog qui peut déjà éclairer sur le type d’ingrédients d’origine animale présents couramment en cosmétique et que nous bannissons de nos produits.

Le terme cruelty-free recouvre pour nous deux réalités : celle de l'exploitation animale en général, on l’a vu, et celle des tests sur animaux en particulier. Conformément à la réglementation européenne, le maquillage ALL TIGERS n’est pas testé sur des animaux. Cela nous paraîtrait non seulement cruel, mais aussi inutile. En ce qui concerne les ingrédients, nous utilisons des ingrédients connus, dont la sécurité est établie depuis longtemps, approuvés par la réglementation ou par les référentiels bio, et qui ne nécessitent en aucun cas des tests sur animaux. Certains pays hors d’Europe peuvent, dans certaines situations, imposer aux marques étrangères des tests sur animaux : si cela devait arriver, nous renoncerions à la commercialisation de nos produits dans ces pays ou ces réseaux.

Cet article sera régulièrement mis à jour en fonction des évolutions de la règlementation et des pratiques

Vous voulez prendre le pouvoir sur ALL TIGERS ? Une seule solution : abonnez-vous maintenant à notre page Instagram et faîtes entendre votre voix.  Nous consultons notre communauté à chaque étape clé de la marque. Prête à rugir ? ROAAARRRR ! 

Source : Ministère Economie et Finances | Febea | Peta France | Elle | Cosmebio

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